ÉCRIVAIN PUBLIC, UN MÉTIER RÉSOLUMENT MODERNE

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Le métier d’écrivain public est aussi vieux que le monde... ou presque. Pourtant, la profession est méconnue et le professionnel doit souvent préciser les contours de son métier en répondant à l’inévitable question : « C’est quoi le travail d’un écrivain public » ?

L’écrivain public, un professionnel de l’écrit

Parce que ses domaines d’intervention sont très nombreux, l’écrit étant omniprésent aujourd’hui, il est préférable de donner une définition de la profession la plus simple et concise qui soit. Aussi, l’écrivain public peut être considéré comme celui qui met ses compétences rédactionnelles et sa maîtrise de la langue, de l’orthographe et de la grammaire au service des autres, particuliers comme professionnels.

 

Les raisons qui poussent à faire appel à un écrivain public sont nombreuses : analphabétisme ou illettrisme, mauvaise maîtrise de la langue, difficulté à s’exprimer par écrit, manque de temps, de ressources...

Quelle Histoire !

Dire que le métier d’écrivain public existe depuis que l’écriture est apparue serait prendre un gros raccourci, mais cette affirmation n’est tout de même pas si éloignée de la vérité.

 

Remontons le temps, quelques millénaires en arrière, dans l’Égypte antique, et arrêtons-nous un instant sur ce personnage assis en tailleur, un rouleau de papyrus sur les genoux : le scribe. C’est lui le tout premier représentant de la profession. Scribe vient du latin scribere, qui signifie... écrire ! Le scribe écrit, répertorie, compile pour l’administration du pharaon mais aussi pour les particuliers, analphabètes dans leur grande majorité.

 

Plus tard, dans les sociétés occidentales, le scribe devient écrivain public. On en rencontre au Moyen-Âge, sur les foires notamment, rédigeant les actes commerciaux.

 

Au fil des années, la profession se développe et des échoppes voient le jour. Elle se maintient, avec des périodes plus ou moins propices à l’exercice. Lorsqu’au XIXe siècle l’école devient obligatoire,  elle subsiste, malgré le recul de l’illettrisme, et s’oriente vers la rédaction de courriers officiels. Mais heureusement, tous les écrivains publics ne sont pas des Bartléby !

 

La profession connaît un regain d’intérêt à la fin du XXe siècle. Des associations (AEPF et GREC) et un syndicat regroupant plusieurs professions de l’écrit (SNPCE) émergent ; des formations diplômantes spécifiques au métier sont créées.

 

L’écrivain public exerce à distance ou en présentiel (à son cabinet, chez les particuliers, dans les entreprises ou dans les collectivités territoriales au cours de permanences).

La formation de l’écrivain public

En France, deux formations sanctionnées par un diplôme existent :

 

- la licence professionnelle « Conseil en écriture professionnelle & privée - Écrivain public » à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle

 

- la licence professionnelle « Intervention sociale : accompagnement de publics spécifiques parcours écrivain public - conseil en écriture » à l’Université de Toulon.

 

Il faut savoir que la profession d’écrivain public n’est ni réglementée ni encadrée et que nul diplôme n’est requis pour exercer, d’où l’importance de faire appel à un professionnel disposant de sérieuses références ou appartenant à une association comme l’AEPF, qui fait passer des tests d’aptitude et des épreuves de mise en situation aux candidats à l’agrément.

Portrait-robot de l’écrivain public

L’écrivain public est majoritairement une femme (plus de deux fois sur trois) âgée entre 30 et 55 ans.

 

Avant de se lancer dans la profession, elle a le plus souvent exercé dans d’autres domaines, principalement en tant que cadre ou profession intellectuelle supérieure. Il faut dire qu’elle est au minimum dotée d’un BAC + 3.

 

Dans un tiers des cas, elle exerce en parallèle une autre activité professionnelle.

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